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La voix de la Lékié
Article : Cameroun:  Biya vient d’ « inaugurer le début des travaux » du deuxième pont sur le Wouri
Les misérables
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14 novembre 2013

Cameroun: Biya vient d’ « inaugurer le début des travaux » du deuxième pont sur le Wouri

Nous sommes passés d’un discours de pose de la première pierre à un procès de l’opposition camerounaise au vue des interventions respectives du délégué de  la communauté urbaine de Douala et le ministre Laurent Esso qui se sont attardés sur les « apprentis sorciers », les « maquisards de l’intrigue, du ridicule » et qui ne cessent d’emprunter le chemin de la violence.

Arrivé dans la capitale économique pour la première fois le 24 février 1983, Paul Biya a frôlé le tarmac de l’aéroport de Douala à 12h 13mn. C’est avec un air quelque peu crispé que le président a procédé au cérémonial protocolaire traditionnel. Il rejoindra les berges du fleuve Wouri une heure plus tard sous les ovations des militants de son parti. Tous les députés et sénateurs, tout parti confondu, actuellement en pleine cession budgétaire du côté de Yaoundé ont abandonné les hémicycles pour vivre cette cérémonie.

Le délégué du gouvernement à la communauté urbaine de Douala Docteur Fritz Ntonè Ntonè  et le représentant des élites du département du littorale, le ministre d’Etat Laurent Esso vont se succéder au pupitre pour chanter les louanges et autres formes d’ « alléluia » au pontife national. Curieusement leurs interventions vont devenir une occasion pour eux de faire le bilan électoral du parti de Biya, de stigmatiser et de criminaliser l’opposition en la traitant de tous les noms d’oiseaux.

Et pourtant, il s’agissait de la pose de la première pierre d’un édifice national qui doit faire la fierté de toutes les sensibilités nationales. D’ailleurs le leader du Manidem, parti farouchement opposé au régime de Yaoundé a demandé à ses militants d’aller soutenir le président de la république dans ce projet. Le pont sur le Wouri, faut-il le rappeler, est un symbole d’intégration nationale et sous-régionale puisqu’il servira une fois de plus de connexion entre le Cameroun anglophone et francophone. Il est déplorable qu’on ait assisté à une politisation partisane, une criminalisation de certains camerounais dans un projet financé par  le contribuable camerounais.

Après les discours bancals de ses prédécesseurs au pupitre, Biya fera preuve de maturité, en surpassant ce débat pro-RDPCiste. Il va remercier tous les acteurs politiques camerounais pour le calme observé lors du dernier scrutin. Il célébrera avec une grande joie la coopération française puisque la France finance les ¾ de ce projet. Il dira que ce pont devra être le symbole d’un Cameroun émergent.

La cérémonie s’achèvera par la pose de la première pierre à proprement parlé et la présentation de la maquette,  un exercice qui mettra au devant de la scène la nouvelle ambassadrice de France au Cameroun madame Christine Robichon.

C’est l’occasion de saluer la sorcellerie des chefs sawa qui a dévié la pluie, alors que la météo prévoyait une grande tornade sur le site de l’évènement. Ces derniers ont par ailleurs offert en guise de cadeau  un Banc traditionnel qui aurait dormi plusieurs semaines dans la forêt chez les ancêtres. Une manière de consolider l’éternité de Biya au pouvoir.

La cérémonie c’est achevé autour de quinze heure, la suite du séjour du président à Douala prévoit l’inauguration de la centrale à gaz de Logbaba demain, entre temps Douala reste paralysé et c’est l’économie qui pâtit.

 

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Article : Cameroun : enfin Biya quitte le palais pour les berges du Wouri après la promesse de campagne de 2011!
Les misérables
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13 novembre 2013

Cameroun : enfin Biya quitte le palais pour les berges du Wouri après la promesse de campagne de 2011!

Le président de la République du Cameroun qui venait de célébrer sa longévité au pouvoir, veut traduire en acte une promesse qu’il avait faite lors de son dernier passage à Douala dans le cadre de la campagne électorale de la présidentielle d’octobre 2011.  Il s’agit de l’ « inauguration du début des travaux » du deuxième pont sur le Wouri, un projet qui a fait sans cesse l’objet de renvois aux calendes « bantoues », d’ailleurs l’ancien ambassadeur de France au Cameroun, Bruno Gain, avait couru le risque d’annoncer le 7 décembre 2012 à Douala que les travaux débuteront en janvier 2013.

M. Biya vient lancer officiellement les travaux de ce deuxième pont de près de 800 mètres qui doit décongestionner les embouteillages du pont actuel dont la traversée reste un parcours du combattant de deux heures pour les automobilistes. La capacité du pont actuel s’avère déjà caduque face à la montée exponentielle de la population de Douala. Ce pont qui a été inauguré le 15 mai 1955 sous le coup de griffe de la technologie française pour favoriser l’extraction de la ressource agricole du Sud-Ouest et du Nord-Ouest ne répond plus aux attentes économiques de l’heure. La traversée du fleuve Wouri est désormais l’une des principales voies de sortie des marchandises qui accostent sur le port autonome de Douala, le plus important de la sous- région Afrique centrale, et qui ravitaille les pays voisins d’où l’urgence de ce deuxième pont alternatif. Ce pont en gestation viendra donc répondre à la fois à une demande sociale et économique.

« L’inauguration du début des travaux »  du 2 e  pont sur le Wouri rentre en droite ligne des projets structurants lancés par le Cameroun pour atteindre l’émergence d’ici 2035. Le coût de ce chantier est évalué à 119 milliards de F Cfa dont 87 seront financés par la France c’est-à-dire, 65,5 milliards par l’Agence française de développement et 21,6 par le contrat de désendettement développement  (C2D); un sursaut d’orgueil de la France face à la Chine qui contrôle la majeure partie des projets structurants ! Un bon coup également pour Biya de remonter dans les sondages après la parodie de scrutin du 30 septembre.

Tout est fin prêt pour accueillir l’Homme Lion, le Nnom Ngui (le mal dominant des chimpanzés). Le service public est arrêté, tous les fonctionnaires et élites sont désormais en train de colmater les brèches pour faire bonne presse devant le manitou national. Une propreté de façade a été lancée par la communauté urbaine de Douala, toutes les forces de sécurités sont immobilisées sur les sites de passage du président avec un déploiement excessif des éléments de la force d’intervention rapide (BIR) qui dorment depuis une semaine sur ces sites. Quelle mobilisation pour aussi peu ?

En croire les sources bien introduites, le président Biya profitera de ces deux jours pour visiter d’autres chantiers en cours à savoir, la centrale à gaz de Logbaba qui alimente 20 entreprises de Douala dont les trois brasseries sous l’ingénierie de la britannique Victoria Oil Gaz (Rodéo) pour un coût total de 70 milliards de F Cfa. Seront également visitées  par le pontife de Yaoundé, les deux cimenteries nouvellement mises sur pied dans la même ville pour soutenir la demande de la construction de ce deuxième pont.

La réalisation de l’ouvrage a été attribuée à Sogea-Satom en regroupement avec d’autres structures de Vinci Construction (Dodin Campenon Bernard, Sogea TPI) et Soletanche Bochy (Soletanche Freyssinet) pour une durée de travaux de 44 mois.

L’effervescence spectaculaire des membres du gouvernement qui ne cessent de multiplier les descentes sur le site qui abritera le chantier donne  l’impression de l’inauguration du début de l’opérationnalisation du pont, et pourtant il s’agit simplement de la pose de la première pierre. D’ailleurs combien de chantiers inaugurés par Biya n’ont jamais connu la pose de la dernière pierre ? Voilà un autre cosmétique pour maintenir les Camerounais dans l’espérance, dans un long terme qui peut avaler plus de trois générations.

 

 

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12. nov.
2013
Les misérables
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Cameroun: AES se désengage de la SONEL avec pour seul bilan: les délestages intempestifs!

Lors d’un communiqué de presse du 7 novembre, le groupe AES corporation a confirmé son départ du Cameroun après 12 années de délestage. Arrivée en 2001 dans le cadre de la privatisation des entreprises Etatiques, AES-SONEL a suscité beaucoup d’espoir chez les consommateurs de l’énergie électrique, malheureusement quelques années plus tard elle repart en laissant les camerounais dans le noir. Elle avait alors acheté les 56% des actions de la SONEL (entreprise locale) et les 44% étaient restés entre les mains de l’Etat.

Implanté jusqu’ici dans plus de 25 pays dans le monde le groupe d’Arlington s’est décidé dans un souci de rationalisation de se désengager dans 8 pays dont l’inde, la Pologne et le Cameroun ainsi que 21 filiales. En ce qui concerne le Cameroun, AES a revendu ses actions à une entreprise britannique Actis qui dit-on jouit d’une grande expérience qu’elle a démontré en Afrique du sud, Kenya, Côte d’ivoire et Tanzanie entre autres.

Le montant de la transaction s’élève à 220 millions de dollars (110 milliards de FCFA) dont 180 seront versés après la finalisation du contrat. Il faut rappeler que depuis Mai 2013 Actis avait pour challenger dans le rachat des actions de AES le groupe Emerging Capital Partner (Ecp) mais au finish le groupe Actis a bénéficié de l’appui des institutions de breton-Wood afin de rafler la mise.

Durant son séjour au Cameroun Aes a consenti des efforts inefficaces pour résorber le déficit d’énergie électrique avec la mise sur pied de la centrale de Dibamba d’une capacité de 86 KW et le Projet Kribi Dévelopment Power (KPDC) d’une capacité de 216 KW. Au moment de son départ AES s’en va en laissant les camerounais dans le noir. Les trois quart du pays restent dans l’obscurité totale sans installations électriques, les rares localités qui en jouissent sont sevrés du courant au moins deux heures par jours en moyenne. Les délestages vont jusqu’à plus d’une semaine voire des mois,  c’est le cas actuellement d’une bonne partie du quartier Etoudi qui abrite la présidence de la république du Cameroun.

AES part laissant derrière elle ses sous traitants aux aboies, lors d’une conférence à Douala ces dernier réclamaient 6 milliards à l’entreprise qui, de son coté, réclame aux consommateurs camerounais 13 milliards de FCFA d’impayés. Ce départ suscite également des inquiétudes quand au devenir de ses ex-employés qui redoutent l’impact de la politique managériale du nouvel arrivant, Actis.

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Article : Nord Cameroun: 2 morts et plus de 25 blessés lors d’un affrontement sanglant entre la milice du Lamido de Rey-Bouba et les commerçants révoltés par la dictature de ce chef
Les misérables
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10 novembre 2013

Nord Cameroun: 2 morts et plus de 25 blessés lors d’un affrontement sanglant entre la milice du Lamido de Rey-Bouba et les commerçants révoltés par la dictature de ce chef

C’était mercredi dernier dans la commune de Touboro dans le département du Mayo Rey lorsque les membres du Fada (milice du Lamido), ont fait une incursion dans le marché local pour exiger le payement des impôts. Un recouvrement qui incombe pourtant à la mairie.

En effet, il faut préciser que la commune de Touboro avant de passer entre les mains de l’UNDP, est restée longtemps entre les mains du parti au pouvoir RDPC sous l’autorité du Lamido de Rey Bouba qui avait alors délocalisé les bureaux de recouvrement de la mairie vers sa concession (chefferie). Aujourd’hui la nouvelle équipe dirigeante est entrain de mettre fin à cette vielle pratique en ramenant l’administration locale à la mairie. Ce que n’entend pas le Lamido Aboubakari  Abdoulalye Vice-président du sénat .

La milice de ce dernier est alors descendue dans le marché armée de flèches,  elle a commencé à tirer sur les commerçants résistants. Ces derniers, révoltés ont décidé de répliquer, bilan:  une dizaine de blessés et deux morts, des boutiques saccagées et une pick-up 4X4 emportée par les flammes.

Un des Dogaries du Lamidat justifie ces attaques en estimant que les membres du Fada ont apporté légitimement leur soutien aux anciens percepteurs (sous le régime RDPC) qui se sont sentis menacés par les nouveaux, installés par la nouvelle équipe communale (UNDP). Selon le sous préfet Alim Soulé cette escalade de violence est liée à la victoire du parti du ministre d’Etat Bello Bouba qui a humilié le sénateur, Lamido, dans son propre fief politique.

Dans tous les cas le calme est revenu la même soirée  grâce à l’intervention du Bataillon d’intervention rapide (BIR) et des autorités publiques.

Le maire de la localité, Koulagna Nama, crie au complot des élites du RDPC, parti du Lamido qui tentent de rendre son séjour à la tête de l’exécutif communale difficile, surtout que ces incidents interviennent juste après le rejet par la cour suprême de la demande en annulation de la victoire de l’UNDP introduit par les camarades du Lamido.

Cet affrontement pose une fois de plus la problématique de la confusion entre le pouvoir traditionnel et politiques dans les sociétés africaines. Depuis la colonisation les chefs traditionnels ont toujours gardé leur pouvoir charismatique en dépit des évolutions politiques. Ils sont des potentats dans les régions de l’ouest et du nord Cameroun  et croient avoir le dessus sur l’administration dans une logique de l’Etat seigneuriale où les chefferies sont des Etats en l’intérieur de l’Etat et concourent à la perpétuation du pouvoir de Yaoundé.

L’hyper puissance du Lamido de Rey Bouba n’est un secret pour personne, il a toujours géréla localité de Touboro comme une zone de non droit pour l’autorité administrative. A titre d’exemple, les nombreuses plaintes introduites par les peuples Mbororos pour dénoncer les exactions et abus de ce Lamido n’ont jamais inquiété ce dernier, le gouvernement est toujours resté inactif et muet. Les fonctionnaires sur place affirment éviter d’ « avoir le Lamido sur leur dos ».

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Article : Cameroun: 6 novembre 1982 – 6 novembre 2013, 31 ans plus tard…
Les misérables
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6 novembre 2013

Cameroun: 6 novembre 1982 – 6 novembre 2013, 31 ans plus tard…

31 ans après le 06 novembre 1982, pratiquement plus de sept mandats présidentiels aux Etats Unis, quel bilan pour Biya ? Renouveau, promesses non tenues, rigueur et moralisation, tentative de putsch, colère de rue, villes mortes, tout un gouvernement en prison, UNC, RDPC, projets structurants, paix ou peur, gérontocratie, émergence 2035, démocrature, sénat, pluralisme autoritaire, chômage, tripartite, démocratisation,  paupérisation aggravée… voilà d’une manière triviale, ramassée le bilan du président Paul Biya : un cocktail de bluff et d’avancées notables qui concoure jusqu’ici à la stabilité du régime.

L’arrivée de Biya au sultanat d’Étoudi (Palais présidentiel) en novembre 1982 a suscité beaucoup un espoir chez les camerounais qui n’arrivaient pas à digérer le triste souvenir des méthodes tortionnaires du régime Ahidjo. Economiquement les choses allaient quand même mieux, d’ailleurs le nouveau locataire du sultanat présidentiel narguait les bailleurs de fonds en déclarant en 1985 « Nous n’irons pas au FMI ».

Quelques années plus tard nous étions à genoux devant les institutions de Bretton-Woods, sous ajustement structurel, l’arrivée de monsieur Edouard Balladur 1993 va tout compliquer avec la dévaluation du Franc CFA. Les salaires sont réduits au trois quarts, la crise économique paralyse le pays, pour Biya les camerounais doivent retrousser les manches pour atteindre ce fameux « bout du tunnel », mieux le point d’achèvement qui sera accorder par le Club de Paris en avril 2006. Depuis lors un document de stratégie pour la croissance et l’emploi en remplacement de celui de la réduction de la pauvreté qui était conjoncturel c’est-à-dire atteindre les OMD, est élaboré et mise en vigueur en 2009. La croissance a repris, les projets structurants ont été lancés avec pour ambition de faire du Cameroun un pays émergent horizon 2035.

Pendant  tout ce processus qu’est ce qui a changé dans le quotidien des camerounais ? Rien, Rien du tout en dehors de la paupérisation qui suit son cours, les infrastructures existantes chantent leurs dernières messes de requiem, les bourses d’études ont été suspendues, les jeunes pensent désormais qu’ont peut devenir riche qu’en volant, qu’en tuant (crimes rituels et braquages), qu’en se prostituant, qu’en liquidant leurs derrières aux réseaux homosexuels, et qu’en intégrant les loges exotériques….Aujourd’hui plus de 40 000 cas de paludisme sont signalés au Nord Cameroun, 2600 morts en espace de 9 mois, le taux de morbidité a atteint les 27% (source :Minsanté).

Sur le plan politique, l’UNC change de dénomination pour devenir RDPC, Ahidjo accusé de complot contre la sureté de l’Etat est condamné par contumace par Biya à une peine capitale en 1983. Le 06 avril 1984 Biya déjoue un coup d’Etat, il fait payer la note à son prédécesseur en le contraignant en exil ainsi que son cadavre qui moisit à Dakar. Biya va maitriser toute révolution, il matera la colère subversive des années 1990 en faisant des concessions sur le pluralisme et la liberté d’expression de façade, avec une tripartite sans objets et une élection présidentielle douteuse en 1992.

Au lieu d’une nouvelle constitution, Biya va procéder en 1996 à la révision de la constitution autoritaire de 1972 voilant ainsi les yeux de la communauté nationale et internationale. Depuis 1996 les choses bougent au pas d’escargot, les scrutins sont remportés frauduleusement à la russe par le RDPC qui c’est érigé en branche politique du régime bureaucratique de Biya. En 2008 la constitution est manipulé par Biya afin de rendre désormais les mandats illimités au Cameroun, la même année il mate sévèrement les jeunes affamés qui avaient pris le chemin de la rue pour en découdre avec le pouvoir éternitaire. Entre temps le Cameroun a eu gain de cause dans le litige transfrontalier de Bakassi l’opposant au Nigéria devant la cour internationale de justice.

Bravo à Biya pour sa sagesse de suivre la voie d’un règlement pacifique !

Cette même année l’opération dite de chasse aux prévaricateurs (opération épervier) va s’intensifier. Le Cameroun Classé en 1999 et 2000 le pays le plus corrompu au monde, Biya prendra des mesures fortes mais inefficaces, tout un gouvernement se trouve actuellement en prison : un premier ministre (Enoni Ephraïm), trois secrétaires généraux à la présidence (Edzoa Titus, Atangana Mebara…), un ministre de l’intérieur (Marafa) et bien d’autres, les directeurs généraux des sociétés d’Etat (FEICOM, SODECOTON ?…)….

Bref le climat sociopolitique du Cameroun rend suffisamment compte du bilan mitigé de Biya qui est devenu au bout de 31 ans un Totem National (Homme lion).

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Article : Cameroun:6 novembre 1982: D’Ahidjo Babatoura à Biya Barthélémy ….
Les misérables
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5 novembre 2013

Cameroun:6 novembre 1982: D’Ahidjo Babatoura à Biya Barthélémy ….

Si l’histoire dans la logique occidentale est un passé basé sur les écrits, comme on nous a enseigné à l’école, l’histoire de mon pays est basé sur les faits. En 53 ans d’existence le Cameroun n’a connu que deux présidents : Ahidjo et Biya qui au départ entretenaient d’excellents rapports basés sur la confiance mais qui ont finis par se trahir. Qui a été Agrippine ? Qui a été Néron ?

L’histoire de ces deux dinosaures commence officiellement en octobre 1962 lorsque le plus controversé Louis Paul Aujoulat scelle le concubinage entre les deux hommes. Ce dernier confie à Ahidjo Babatoura, son protégé, Biya Barthelemy, élève à l’institut des hautes études d’Outre mer, ce jeune technocrate n’a que 29 ans. Depuis lors, il va connaitre une ascension exponentielle dans le sérail.

En Octobre 62, Biya occupe le poste de chargé de mission à la présidence de la république; en 1964 il est nommé directeur du cabinet du ministre de l’éducation William Eteki  Mbouma ; 1965 il est secrétaire général du même ministère ; juillet 1967  il est directeur du cabinet civil du président de la république ; Janvier 1968, il est secrétaire général de la présidence, cumulant la fonction de directeur du cabinet civil ; en juin il est promu au rang de ministre d’Etat; en 1975 il devient premier ministre et le 6 novembre 1982 il hérite de la présidence de la république.

L’accession de Biya à la magistrature suprême est le fruit d’une série de décrets ou simplement du pouvoir discrétionnaire d’Ahidjo Babatoura, d’ailleurs ce dernier affirmera au quotidien Cameroun tribune trois mois après sa démission que : « c’est parce que je l’ai apprécié que je l’ai nommé premier ministre et l’ai confirmé à ce poste après la révision constitutionnelle qui faisait du premier ministre le successeur du chef de l’Etat en cas de vacances (…), j’avais la possibilité au moment de ma démission de mettre fin à ses fonctions de premier ministre et de le remplacer…».  Jusqu’ici les noces connaissaient leurs heures de gloire malgré les réticences de Germaine Ahidjo.

Ahidjo, craignant l’impact de sa maladie sur la fonction présidentielle, il appela Biya le 4 novembre 1982 et lui donna une heure pour lui confirmer son engagement à assumer la succession car d’autres candidats plus tenaces et puissants étaient aux aguets, en l’occurrence, Moussa Yaya, Sengat Kuoh, Ayissi Mvodo et Samuel Eboua. Biya sans tarder va réaffirmer son engagement au père de la nation et il fut président deux jours plus tard.

En guise de reconnaissance envers Ahidjo, Biya va reconduire Bello Bouba au poste de Premier ministre, et ira jusqu’à proférer solennellement une déclaration anti républicaine lors du discours d’investiture en ces termes: « Quant à la fidélité, d’ordre politique, elle est celle à un homme, S.E Ahmadou Ahidjo, celle à un peuple, le peuple camerounais…». Selon des témoins, le portrait d’Ahidjo restera plus d’un mois dans le bureau de Biya.

Cependant  malgré son retrait, Ahidjo est plus présent  que jamais et c’est le déclin de la relation entre des deux hommes : Qui sera Agrippine et qui sera Néron ? La Suite de l’histoire !

Nonobstant la maladie, Ahidjo se lance dans une intense activité politique. Curieusement le malade maintient un agenda présidentiel, il rend visite au président Nigérian de l’époque Mr Shehu Shagari accompagné des membres du gouvernement au mois de décembre 1982.

Il impose par mois deux réunions des instances supérieures du parti (UNC) qu’il préside personnellement ; le jeune président  remplaçant y est alors relégué au second plan puisqu’il est vice-président du comité central. Ahidjo  dira même, s’adressant à Paul Biya le 11 décembre 1982 : « M. le président de la république, vice-président du comité central, chargé de diriger ou de veiller à la bonne tenue de ces assises (5e conseil national de l’UNC) a pu le faire d’heureuse manière et m’en a rendu compte ».

En plus, Ahidjo entreprend le 23 janvier 1983 une tournée dans 6 des 7 provinces que comptait le Cameroun, excepté celle du nord, appelant les populations à soutenir Biya. Il s’érige en priorité dans l’ordre protocolaire lors des manifestations publiques si bien que Biya arrive avant lui pour l’attendre. Ce bicéphalisme malveillant conduit Biya à étudier sérieusement l’option d’une retraite effective pour  Ahidjo, qui fait ombrage à son  autorité.

Début des contradictions…

Alors que la constitution dit des partis qu’ils « concourent à l’expression du suffrage universel » et que « le président de la République définit la politique de la nation », Ahidjo déclare le 31 janvier 1983 à Cameroun tribune que « le parti définit les orientations politiques de l’Etat. Le gouvernement applique celles-ci ». Biya réplique à RFI : « Dans la constitution qui…est la règle la plus élevée, il est dit que c’est le président de la république qui définit la politique de la nation ».

Lors des primaires,  Biya souhaite comme la majorité des membres les candidatures multiples au sein de l’UNC, mais Ahidjo va s’y opposer et supervisera en personne les investitures en avril et mai 1983 sans y associer Biya. En outre Biya se rend plus tard à Ngaoundéré pour consulter son prédécesseur pour un réaménagement du gouvernement, non seulement celui-ci ne va pas l’accueillir mais il part plutôt visiter son Ranch et fait attendre Biya ; du retour, au lieu de prodiguer les conseils à Biya, il lui impose plutôt une liste !

Avril 1983, Ahidjo entreprend secrètement une révision de la norma nomarum pour constitutionnaliser l’UNC en parti unique. En mai 1983 il chalenge Biya lors du discours d’ouverture de la campagne en disant « Camerounaise, camerounais » expression réservée au président de la république comme seul habilité à s’adresser à la nation. En juin 1983 Ahidjo convoque une réunion du bureau politique pour le 19 afin de soumettre sa révision constitutionnelle et  n’informe Biya que le 18.

En représailles, Biya remanie son gouvernement le même jour, écartant les fidèles d’Ahidjo cependant il va maintenir le nombre de ministres du nord et va reconduire Bello Bouba comme premier ministre. A la suite de ce remaniement, Ahidjo va convoquer à sa résidence du lac plusieurs membres du nouveau gouvernement ressortissants du nord et va leur demander de démissionner  afin de mettre Biya en difficulté. En conséquence, deux lettres de démission seront établies et signées donc celle de Bello individuellement et celle des autres collectivement. Acte qu’Ahidjo va nier plus tard. Dans la même nuit, Ahidjo à 23 heure rencontrera le Dr Maikano Abdoulaye chez le délégué général à la gendarmerie nationale, M Waziri Ibrahim avec d’autres officiers tous issus du nord.

Par ailleurs Biya ne prendra pas part à la réunion du bureau politique du parti le 19 juin afin d’empêcher les discussions autour de la constitution qui allait consacrer l’immortalité de l’UNC et la suprématie constitutionnelle d’Ahidjo. Ahidjo soupçonne Biya de créer son propre parti.

Sous le prétexte de la traditionnelle présentation de vœux de ramadan au président de l’UNC,  Ahidjo, va se livrer aux bains de foule d’une étrange dévotion.

Comment un homme ayant « délibérément » décidé de rendre la pouvoir pour des besoins de santé pouvait il être aussi symboliquement actif ?

Le 19 juillet 1983 il se rend en France pour une curieuse consultation  médicale  et plus tard sa famille l’y rejoint. Le 27 août 1983 Ahmadou Ahidjo démissionne de la présidence de l’UNC après la découverte d’un complot. Le 28 février 1984il est Condamné à mort par contumace accusé de complot contre la sûreté de l’Etat. Le 6 avril 1984 : Echec du coup d’Etat militaire du colonel Saleh Ibrahim, un proche de l’ancien président Ahidjo.

Le 24 mars 1985l’UNC est remplacée par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Mort le 30 novembre 1989 à Dakar, le corps d’Ahidjo n’a jamais rejoint sa patrie.

Au regard de cette litanie des faits politiques, y a-t-il encore lieu de se demander lequel des deux hommes a été le véritable traitre?

 

 

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05. nov.
2013
Les misérables
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Une pensée pour Claude Verlon et Ghislaine Dupont

L’assassinat de Claude Verlon et Ghislaine Dupont par les barbares vient confirmer une fois de plus que l’Afrique reste un bourbier pour l’humanité. Je pense que le monde n’oubliera pas facilement cette atrocité d’un autre genre. Les africains doivent comprendre que les autres ne continuerons pas à venir donner leurs âmes en holocauste tandis que eux même ne cesse de s’investir dans la déstabilisions de leur continent.

Pour moi Claude Verlon et Ghislaine Dupont ont aimés l’Afrique et je ne sais pas si en retour l’Afrique les a aimées.

Je saisis cette passerelle de mondoblog pour présenter à mon nom propre et celui de notre association Jeunesse et Citoyenneté Active du Cameroun mes condoléances aux  deux familles si durement abattues ainsi qu’à la grande famille de RFI. Courage à toute l’équipe de Ziaad.

Aristide Mono

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Article : Cameroun: « Aucune alternance n’est possible par les urnes (…) il y a une confiscation hégémonistes du pouvoir »
Les misérables
1
3 novembre 2013

Cameroun: « Aucune alternance n’est possible par les urnes (…) il y a une confiscation hégémonistes du pouvoir »

 

GRANDE PALABRE

C’est par ces termes pratiquement apocalyptiques que le politologue Eric Mathias Owona Nguini a conclu son exposé jeudi dernier à l’Hôtel Franco (Yaoundé), un pessimisme partagé relativement par le Docteur Hilaire Kamga qui a affirmé avoir déjà instruit aux membres de sa plate forme « l’offre Orange » de se préparer aux arts martiaux. Des propos qui ont été tenus lors de la conférence mensuelle de la « Grande Palabre » coordonnée par Fabien Eboussi Boulaga et Jean Bosco Talla).

Le thème qui a fait l’objet des débats pour cette édition et qui a réuni une bonne dose d’hommes politiques et para-politiques, était : Quel(s) sens donner aux votes des camerounais lors du double scrutin du 30 septembre 2013 ? Pour apporter un éclairage à cette vaste problématique, un panel garni d’hommes de sciences a été invité à ce dîner politico-scientifique.

Le ton sera donné par le Professeur Mathias Owona Nguini qui s’est appesanti sur le sens de la victoire du RDPC (parti au pouvoir). Pour l’exposant, cette victoire était prévisible, une prévisibilité qui était déjà mécanique au vue du paramétrage verrouillé de la compétition par un parti d’Etat c’est-à-dire adossé sur l’Etat. Ces élections avaient pour but la reproduction de la bureaucratie et de l’hégémonie du parti perpétuel. Bref il n’y avait pas match ! Le vote a été organisé sous le modèle d’une tontine où un seul individu (Biya) bouffe tous les jours grâce à l’aménagement du droit qui lui est toujours favorable en lui permettant de contrôler le jeu. A titre d’illustration on peut noter la loi qui organise ELECAM (organe en charge des élections) ; le code électoral ; la canalisation des institutions en charge du contentieux électoral par Biya.

La victoire du RDPC à la « Poutine » ,305 communes sur les 360, 148 députés sur les 180, est le fruit d’une « hypnose politique », d’un paramétrage politique « oligopolistique » et d’un formatage du substrat du système d’opérationnalisation de la biométrie. Au lieu d’une biométrie on est passé à une Biyamétrisation du vote (Biyamétrie). Cette victoire relève également d’un découpage des circonscriptions à la mesure du RDPC c’est-à-dire la Biyamandering en référence au Gerrymandering. Mathias conclura que la démocratie est impraticable au Cameroun d’où l’impossibilité absolue d’une alternance pacifique : « aucune alternance n’est possible par les urnes ».

Après les interventions respectives du chercheur Hans de Marie Heungoup et du docteur Zélao Alawadi  sur les thèmes ; les forces politiques dites de l’opposition pouvaient-elle mieux ? Et comment comprendre le choix des Camerounais à l’issue de ce double scrutin ? Viendra le tour du docteur Hilaire Kamga qui va entretenir l’auditoire sur la thématique : Election Cameroun (ELECAM) : Satisfecit, complaisance ou connivence ?

Il va planter le décor par la clarification de la perception onusienne d’élection démocratique en fait, elle doit être juste, libre et transparente. Ensuite il précisera que l’élection est un moment de transfert du pouvoir au peuple et qualifiera ELECAM d’escroquerie politique parce que cette institution porte originellement le gène de la stratégie de détournement du vote des camerounais. Sa création a été une régression politique. Le code électoral est également une autre escroquerie politique, une honte pour les juristes qu’ils l’ont conçu car avant sa promulgation ce code avait subi plus de 200 amendements. Au vue de ces incongruités d’ELECAM et du CODE ajouté à cela d’autres actes d’antijeu, les élections du 30 ont été une supercherie.

Hilaire Kamga donnera quelques illustrations :

–          Le directeur général des élections, Sani Tanimou, avait violé le code électoral en arrêtant prématurément les inscriptions pour revenir plus tard sur sa décision.

–          ELECAM est restée muette face à la violation notoire de l’article 87 alinéa 4 du code électoral d’où la tentative du MANIDEM de se faire justice face au non respect par le RDPC des affichages

–          ELECAM a fermé l’œil sur l’usage des moyens administratifs par le RDPC, par exemple le président du sénat, Niat Njifendi a conduit lors de la campagne dans le département du NOUN, un cortège de 21 voitures immatriculées CA (Corps Administratifs)

 

La conférence qui avait démarré à 14h 36 va s’achever à 19h 30 après l’intervention du Professeur Claude Abé sur le rôle de la commission anti corruption (CONAC) lors des élections. OWONA GUINI et Hilaire Kamga s’accorderont avec le philosophe Sindjoun Pokam qu’une pause insurrectionnelle reste la seule option pour une alternance au Cameroun. Seulement cette pause insurrectionnelle devrait se construire dans le temps afin d’éviter de tomber dans le piège des conséquences des révolutions en Egypte, en Libye et en Tunisie.

 

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Article : Cameroun: Scrutin du 30: La grande percée des femmes, vers la concrétisation des objectifs de Beijing
Les misérables
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1 novembre 2013

Cameroun: Scrutin du 30: La grande percée des femmes, vers la concrétisation des objectifs de Beijing

femmes S’il y a une mention bien à accorder aux dernières élections couplées au Cameroun c’est bel bien l’amélioration de la représentation des femmes au parlement. Le taux de représentativité est passé de 13,9% à 31, 11% dépassant ainsi des pays comme la France, preuve que le pays de Biya peut faire mieux et arrêter de singer cette dernière.

La promotion de la participation politique des femmes est l’un des enjeux prioritaires de la lutte pour l’égalité perçue également comme une exigence de la démocratie et du développement. Au Cameroun, les femmes restent le plus souvent confinées aux postes inférieurs en matière de politique vu que le ratio des femmes élus maires ou députés n’a pas beaucoup évolué depuis les indépendances en dépit d’un nouvel environnement national et international.

Pourtant le double scrutin du 30septembre 2013  a connu une forte participation de la femme à travers de nombreuses candidatures féminines comme têtes de listes dans les différents partis politiques en compétition, conformément aux recommandations d’ELECAM (organe en charge des élections) en matière de genre. D’ailleurs cet organe a eu à rejeter les listes des partis n’ayant pas respecté cette recommandation.

Les candidates aux élections ont reçu l’appui des associations féministes à l’instar de l’association more women in politics à travers des sessions de formation sur l’ensemble du territoire sur le thème « les clés de la communication pour une bonne campagne électorale efficace » dans le but de mieux les outiller.

Les résultats laissent entrevoir une augmentation spectaculaire de la représentativité  des femmes au parlement, un progrès cependant modérée par le conservatisme machiste maintenu dans les mairies. L’assemblée nationale de la 9e législature est créditée d’une mention honorable contrairement à la 8e en matière de représentation des femmes sur les 180 députés que compte l’assemblée nationale au Cameroun, on compte désormais 56 femmes contre 25 seulement à la précédente législature.

Ici, le rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC)  parti majoritaire au parlement fournit le plus gros contingent avec 47 femmes, 3 femmes députés sur les 18 pour le Social Democratic Front (SDF), 2 femmes sur 5 pour l’union démocratique pour le progrès (UNDP), 2 sur 4 pour l’Union Démocratique Camerounaise (UDC) et enfin 01 femme sur ses 03 élus de l’Union des Populations du Cameroun (UPC).

Cependant, concernant les municipales, le score des femmes restent malheureusement bas sauf dans certaine de ces communes où quelques une des femmes maires sortantes ont été reconduites à leur poste, nous avons l’exemple de l’honorable Françoise Foning à la mairie de douala 5ème,  celui de l’honorable Denise Fampou et le cas de Ketcha Courtes Célestine pour la mairie de Banganté pour ne citer que celles là.

En définitive il faut simplement saluer cette grande  évolution en matière de « démocratie du genre » au Cameroun qui peut déjà se vanter devant d’autres nations à l’instar  de la république démocratique du Congo qui est à 10,4% , du Nigéria 3,7%  de femmes élus dans les parlements nationaux à la date du 31 octobre 2011 ;mais aussi devant bon nombre de pays européens comme le Bahreïn avec 10,0% , l’Ukraine avec 8,0% de femmes à la même date (www.ipu.org).

Seulement beaucoup reste à faire. Bon nombre d’écueils restent à surmonter, par exemple la problématique  de la compétence de ces femmes. Car le sexe dans le contexte camerounais prime sur la compétence dans la dévolution du pouvoir politique. C’est ainsi que certaines candidates mieux compétentes peuvent être écartés à cause de la phallocratie ambiante.

 

 

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Rester muet est une autre façon d'être complice.....

Auteur·e

L'auteur: Aristide MONO
Directeur de publication du journal la voix de la lékié. journaliste-activiste politique et Président de l'association Jeunesse et Citoyenneté Active.

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