Cinquantenaire de la réunification: J.P Kamtchang/ Journaliste-activiste se déchaîne (Exclusivité)

 

« Depuis que je suis à Buéa  je n’ai de cesse de me poser des questions au sujet de ce cinquantenaire, au mieux, de ce 53ème anniversaire de notre Réunification. Pour avoir été berné longtemps au sujet de la symbolique du 1er octobre 1961, les Camerounais sont de nouveau tournés dans la farine avec une autre date, celle du 20 février 2014 qui ne renvoie à rien, sinon qu’à la seule volonté d’un pouvoir central qui manipule sans vergogne les chiffres de l’histoire.

Il faudrait qu’on se le dise, sans toutefois se pardonner ce qui dépend de nous, nos autorités devraient apprendre à respecter les précisions de l’histoire. Car, elles nous permettent au moins de repenser, de célébrer et de prière pour nos héros. Même si ce vocable semble ne pas plaire au pouvoir de Yaoundé qui s’en fou pas mal, à voir de près, les occasions y afférentes.

 

Pis, Buéa a semblée consacrer la journée du 20 février au couple présidentiel. Ce qui est une aberration de plus et de trop du comité d’organisation. Seul signe fédérateur, les drapeaux qui plombent la vue. Entre temps, les photos de M. Biya Paul et son épouse sont ce qu’il y a de mieux à voir au détriment de nos héros, les vrais, ceux qui ont rendu cette Réunification possible le 1er octobre 1962 et non le 20 février de la même année. Combien sont-ils, ces enfants des écoles primaires et des collèges de Buéa, à qui on fait déserté contre leur gré, des cours pour se « sécher » au soleil et à applaudir au passage, le chef de l’Etat- qui savent à quoi renvoie effectivement l’évènement pour lequel ils sont plus spectateurs qu’acteurs, plus subissant qu’agissant ?

Combien d’entre eux savent qui sont les vrais artisans de cette Réunification sans laquelle le Cameroun ne serait un et indivisible aujourd’hui ? Combien d’entre eux ont entendu parler des accords de Foumban et de Bamenda qui ont été les phases catalytiques de cette paix dont seul les Camerounais dans leur immense majorité, sont les garants ? Ou même ces hauts fonctionnaires, au nom des frais de mission qui ont fait le déplacement de Buéa alors que le même évènement se déroule dans toutes les régions du pays.

 

Comme si ça ne suffit pas, les habitants qui viennent de frôlé la barre des 30% d’accès à l’eau potable sont nargués par la bureaucratie bourgeoise en provenance de Yaoundé avec leurs cylindrés, lorsque leurs commerces, leurs seules sources de survie sont fermés toute la journée par les sbires de M. Biya Paul. N’en parlons pas, lorsqu’il leur est interdit de circuler dans leur propre contrée pour des raisons de sécurité de celui qui devrait leur renvoyer l’ascenseur pour les besoins de la cause. Que dire alors, de cet hôte qui est dans la maison et qu’on ne peut voir, pourtant venu commémoré, dit-on, un anniversaire qui est le pont entre toutes les cultures, les religions et les ethnies de notre pays. C’est à se demander si ce pays n’a pas déjà frôlé le ridicule, la honte et la bêtise. »

 

Paul-Joël Kamtchang  / Quotidien Emergence

 

 

Aristide MONO

Publié par Aristide MONO

Directeur de publication du journal la voix de la lékié. journaliste-activiste politique et Président de l'association Jeunesse et Citoyenneté Active.

1 commentaire

monesson therese

de toutes les façons, la vérité sur l’histoire de ce pays triomphera à coup sûr et l’on ne pourra plus rien dissimuler aux camerounais. en attendant, il ya un grand travail de politisation à effectuer dans notre société,question de rendre les recepteurs aptent à recevoir cette vérité et d’en faire bon usage.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.